Témoignage : micropénis et plaisir, des femmes racontent

Témoignage : micropénis et plaisir, des femmes racontent
16 Sep 2016

Le sexe, ce n’est pas qu’une question de taille !

J’ai dans mes consultations en sexothérapie, des hommes plus ou moins jeunes qui après des mois / années de questionnement en silence, dans le secret, trouvent le courage de 1. me contacter 2. prendre RDV 3. venir au RDV 4. continuer la thérapie afin d’apprendre à accepter leur corps, cette image corporelle au tout petit sexe, cette part d’eux qu’ils ignorent voire maltraitent et les empêchent de toute vie amoureuse parfois.

Ce n’est pas un sujet dont on parle sérieusement. Peu ou pas de forums, d’informations sur le net. J’avais déjà évoqué dans un précédent article le cas de Mike, jeune australien désespéré par son micropénis. C’est pourquoi en écrivant ces papiers, c’est un peu cet abyssal silence que j’ai décidé de continuer à briser !

En écho à son histoire et pour lancer un appel à témoins en France – en partenariat avec le blog Nouveaux Plaisirs – sur la sexualité des femmes avec des hommes au tout petit sexe, je veux partager avec vous ces quelques témoignages féminins « bruts de décoffrage » que j’ai traduits de l’américain.

Partenaires d’un soir ou plus longtemps d’hommes dotés d’un microsexe, ces femmes se rejoignent sur un point : l’attitude de leur compagnon de jeu sexuel compte plus que la taille de leur pénis.

Au-delà du plaisir procuré par un sexe, c’est bien d’attention à l’autre et de générosité qu’il s’agit. Que ce soit clair : la pénétration n’est pas la seule façon de combler une femme sexuellement ! Je l’ai souvent dit et écrit et de façon explicite ou en creux, ces courts récits le disent aussi !

Il a développé d’autres talents pour compenser la petite taille de son sexe

« J’ai rencontré un homme avec un très petit sexe il y a environ un an. Lorsque j’ai vu la taille de son pénis j’ai été surprise, mais cela ne m’a pas dérangée. La première fois où nous avons fait l’amour cela a été la seule fois où il y a eu pénétration. Par la suite, nous avons seulement pratiqué le sexe oral.
Mais je m’en fichais, il le faisait vraiment bien ! À côté de ça, le sexe avec pénétration a été un peu étrange pour nous deux ; nous ne trouvions pas le bon rythme. Du coup, aucun de nous deux n’a aimé ça.
Je pense qu’il s’était probablement concentré sur l’apprentissage d’autres compétences pour compenser la petite taille de son sexe, mais nous n’avons jamais discuté de cela. Dans l’ensemble cela a été une relation vraiment satisfaisante pour moi. »
— Anonyme

Un amant généreux avec mon plaisir

« Ma rencontre s’est déroulée cette année. Le premier contact a eu lieu par Tinder [application de rencontre pour smartphone]. J’ai trouvé étrange au début (mais maintenant cela prend tout son sens) qu’il veuille que nous nous connaissions et que nous ayons quelques rendez-vous avant de dormir ensemble. Mais il était aussi clair qu’il voulait une relation à la place d’un coup d’un soir, j’ai donc pensé qu’il était juste « vieille école ». Je suis Scorpion et j’ai plutôt tendance à vouloir passer au lit directement. J’ai donc trouvé son insistance à vouloir attendre à la fois frustrante, douce, romantique, et idiote. Mais cela a marché !
micropénis il n'y a pas que la taille qui compteDonc, la première fois que nous avons dormi ensemble, il m’a léchée et c’était si génial que lorsqu’il a enlevé son pantalon, honnêtement je ne me suis pas préoccupée de son micropénis.
Je me suis seulement demandé pendant une seconde « Oups, comment cela va se passer ? », mais il y avait une telle chimie entre nous, j’étais tellement en osmose avec lui et lui avec moi que j’ai pensé qu’on avait réglé ça.
Le sexe était un peu bizarre à cause de la petite taille de son pénis, mais oh mon Dieu ! Il avait un vrai talent pour le cunnilingus et comme je suis une femme avec un vagin un peu court, pour moi c’était reposant de savoir que je n’aurais pas à m’inquiéter de la douleur !
PS : Il était un amant généreux qui se préoccupait de mon plaisir, plaisir que j’ai pris plus souvent que lui (!), et il savait comment m’y conduire. Quelle fille ne voudrait pas de ça ? Donc, mon conseil mesdames : adoptez le micropénis ! Faire une fellation n’a jamais été aussi facile et au moins ce gars savait que le plaisir d’une femme ne tient pas seulement dans le zizi !
Cela n’a pas duré pour une myriade de raisons, mais aucune n’avait à voir avec son micropénis. »
— Anonyme

Mieux vaut un super mec avec un micropénis qu’un crétin avec une super queue

« J’étais dans un club de filles pas vraiment terrible au lycée, je n’y allais presque jamais. Et puis il y a cet échange auquel je décide d’aller pour une fois, histoire de m’amuser, sans plus. En fait, cela a été une super soirée et j’ai rencontré ce garçon cool. Il était drôle, intelligent, un peu potelé, en résumé le garçon de mes rêves.
On s’embrasse et il me dit des tas de trucs sexy. On arrive chez lui et on enlève nos vêtements. D’abord, j’ai pensé qu’il ne bandait pas, mais quand on a commencé à faire l’amour j’ai réalisé la vérité. Pour moi, mieux vaut du sexe tranquille avec une personne avec laquelle le courant passe que de faire des trucs époustouflants avec un con ! Et je préfère avoir un super mec avec un petit pénis qu’un crétin avec une super queue.
Le sexe était OK, même si je me sentais comme quelqu’un qui frappe à la porte mais ne peut pas entrer ; vous voyez ? Il y a plein d’autres choses que vous pouvez faire au corps de l’autre pour lui faire du bien. Le problème, c’est que cela le rendait peu sûr de lui et qu’il n’arrivait pas à dépasser cela. Il ne voulait même pas que je touche son sexe pour l’aider. Je peux seulement imaginer ce qui lui est arrivé auparavant pour le rendre si nerveux à propos de sa virilité. C’est vraiment dégueulasse parce que je n’allais vraiment pas me comporter comme une salope. »
— Anonyme

Il a éjaculé sur ma robe !

« Il y avait une soirée de danse rock au bar local quand je l’ai vu : le grand, sombre et beau garçon sur lequel j’avais flashé quand j’étais au lycée. On a commencé à parler et à blaguer, puis à danser et puis on s’est embrassés. Il s’avère qu’il est vidéaste pour un groupe de magiciens et le studio de magie était vraiment la porte à côté. Comme on avait bien picolé et qu’on était très excités, j’ai pensé « OK, quel est le problème ? Allons-y ». On y va et pour je ne sais quelle raison, il a pensé que ce serait chaud de me faire asseoir sur ses genoux et de me montrer des vidéos de tours de magie. Sa technique de drague était si drôle que j’ai pensé « OK, quel est le problème ? Cela fera une belle histoire, allez faisons-le ». On s’est donc faufilé jusqu’au canapé dans l’obscurité.
micropénis et sexualitéJe lui ai enlevé son pantalon, j’ai mis ma main sur sa bite et j’ai compris qu’elle n’était probablement pas plus longue que les 4/5e de ma paume, et j’ai des mains plutôt petites.
Il a vu ma confusion et il m’a dit : « Ne t’en fais pas, elle va grossir » (mais ça n’a pas eu lieu). En me retenant de rire (pas sur la taille de son pénis, mais parce qu’il m’avait prévenue qu’ »elle allait grossir ») j’ai continué à le faire avec lui.
À mon insu, il était en train de se masturber dans le noir et il a éjaculé sur ma robe. J’étais vraiment énervée. Quel con, éjaculer sur ma robe ! »
— Anonyme

Faire l’amour a été OK

« Une fois, je suis sortie avec un mec doté d’un micropénis pendant 1 an et demi. Est-ce que c’était… bien ?
J’étais jeune et je suppose que je ne savais pas que j’étais en présence d’un vrai micropénis. Faire l’amour a été OK parce qu’il était VRAIMENT RIDICULEMENT EXCITE, ça a donc compensé le sujet de son micropénis.
Soit dit en passant, il y avait un autre gars dans ma ville qui était bien connu pour avoir un micropénis – mais ce n’était pas réellement un problème pour lui parce que dans le même temps il avait aussi la réputation d’assurer au lit. »
— Anonyme

Sûrement qu’il va essayer de me donner un orgasme d’une autre façon

« J’ai eu deux expériences avec de vrais micropénis ridiculement petits.
Le premier c’était avec quelqu’un que j’aimais vraiment bien et avec lequel je suis sortie. Il était très au courant de sa déficience et la dépassait par d’autres moyens. Par exemple, il me pénétrait pendant des heures et me demandait toujours s’il pouvait faire quelque chose et c’était généralement super. Alors, quand nous avons cassé pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la petite taille de son sexe, je suis restée assez ouverte d’esprit à propos des petits sexes.
Il y a eu une réplique plusieurs mois après. J’allais me mettre au lit avec un gars avec lequel j’étais sortie plusieurs fois. Son sexe était encore plus petit que le premier mec, mais je n’ai rien dit parce que je serai morte si quelqu’un avait dit quelque chose à propos de mes parties intimes lors de notre premier coït !
Mais littéralement je n’ai rien senti quand on a baisé. Et il n’a rien fait pour m’aider.
Quand il s’est retiré, il était du genre : « Tu as aimé ça ? ». Moi j’étais plutôt du genre : « En fait non », et ensuite je lui ai suggéré qu’il pourrait vouloir m’aider.
La fois suivante, je suis en mode OK, sûrement qu’il va essayer de me donner un orgasme d’une autre façon. Mais il ne fait rien. Je l’arrête et je lui explique qu’il pourrait le faire, il est confus et alors je lui dis : « En fait je n’ai rien senti la dernière fois ». « Es-tu en train de dire que j’ai une petite bite ? » « Ben, oui », je réponds. Et là il hurle « PEUT-ÊTRE QUE TU AS JUSTE UN VAGIN ÉNORME » et il me laisse.
(Pour la taille, le mec n° 1 avait peut-être un sexe de 3 inches en érection [cela correspond à 7,62 cm environ] et le n° 2 avait littéralement une bite de 2 inches [5,08 cm]. Et un préservatif normal ressemblait à une djellaba dessus !) »
— Anonyme

Ce n’était pas une affaire de taille

« On était en 2006 et c’était le premier gars avec lequel je sortais depuis mon divorce. J’avais 26 ans, il était un peu plus jeune que moi mais pas suffisamment jeune pour expliquer que son pénis soit si petit, petit, parce que cela aurait signifié que j’avais une relation sexuelle avec un mineur, ce qui est super-illégal.
On sortait ensemble depuis un paquet de mois et on dormait souvent ensemble: on s’embrassait au-dessus de la ceinture, on se câlinait et ainsi de suite, mais j’y allais plutôt doucement (c’est-à-dire doucement pour moi), parce que j’étais fraîchement séparée.
J’ai commencé à avoir des sentiments pour ce type et à sentir éventuellement qu’il était temps d’avoir des relations sexuelles.
Nous étions allongés sur son lit et il a enlevé son caleçon devant moi pour la première fois. Et je jure, ma première pensée quand j’ai vu son pénis ça a été : défaut de naissance ? Je me souviens clairement de la phrase. C’était de la taille de mon pouce.
C’est probablement le bon moment pour expliquer que j’ai des pouces tordus. Donc, pour vous donner une image claire : en pleine érection, le pénis de ce type avait la taille d’un des pouces de Megan Fox.
Inutile de dire que je n’ai pas senti grand-chose durant l’acte proprement dit. Je lui ai donné une autre chance quelques jours plus tard pour voir si mes yeux et mon vagin me jouaient des tours. Il n’en était rien.
J’ai interrogé Jeeves au sujet des pénis particulièrement petits et le résultat a été plutôt clair : j’avais fait l’expérience d’un microphallus insaisissable.
Le micropénis n’a pas été la raison principale pour laquelle j’ai arrêté de le voir. Cela n’était même pas la 2e ou la 3e raison. Ce n’est pas comme s’il pouvait y changer quelque chose ; et dans la mesure où il n’en avait pas parlé, je me demande presque s’il était au courant de sa taille anormale. En fin de compte, notre différence d’âge et le fait qu’il soit devenu collant sont devenus un problème, et j’ai décidé de quitter New York et de revenir en Floride pendant un moment pour être près de ma famille après le divorce. »
—Marci Robin

Les micropénis ont besoin d’amour aussi

« Le micropenne (mon nom personnel pour ce phénomène) en question appartenait à une aventure. Ce gars était grand, peut-être 1,95 m et irrésistiblement attirant. L’un de ces types dont je dirais qu’il est définitivement trop bien pour moi.
On s’était embrassés au bar et la première fois qu’on a été au lit et je m’attendais à avoir affaire à un pénis convenable voire substantiel, compte tenu de sa taille, de ses mains gigantesques et de ses pieds. Jusqu’ici tout va bien. On arrive au moment de la révélation. Ma réaction a été un visage complètement impassible. Je ne juge pas le corps de la personne avec laquelle je vais au lit. Chauve ? Bien. Dos poilu, fesses poilues ? Sûr. Tétons étranges ? Pas de problèmes. Pénis minuscule ? Pareil. Nous n’avons pas discuté de son pénis. Il a complimenté mon corps.
L’acte lui-même n’a pas été satisfaisant pour moi au sens normal, mais l’expérience d’être avec lui l’a été, et, en effet, j’y suis retournée quelque temps après. Cela a marché comme avec un autre pénis, bien que le préservatif ne se soit pas déroulé bien loin. Cela dit, je me sens très petite (sans jeu de mots).
Il m’a pénétrée, ce qui aurait pu être un clin d’œil à l’insatisfaction avec la sexualité pénis dans vagin (P dans V) et je ne me souviens pas de lui avoir fait une fellation mais je lui en aurais certainement faite une s’il me l’avait demandée.
Mon conseil aux filles ? Ne soyez pas dans le jugement, faites avec. Les petits pénis ont besoin d’amour aussi.
Cela n’a été qu’une aventure pour des raisons complètement déconnectées du sexe, mais il aurait été possible pour nous de continuer si nous l’avions souhaité. »
— Mary

Son manque d’intérêt pour le sexe protégé m’a incitée à rompre

« Quand j’ai eu mon bac et que je suis rentrée à la maison, un type avec lequel j’étais restée en contact depuis le lycée a voulu sortir avec moi. Il avait mis une femme enceinte et avait eu un bébé quelques mois avant, mais il disait que lui et son ex n’étaient plus ensemble, et parce que j’avais toujours eu le béguin pour lui j’ai accepté.
Après être sortis ensemble quelques fois, on a fini par revenir chez lui où le truc qu’on attendait est arrivé.
Les vêtements ont été enlevés et il m’a demandé de me mettre sur lui… Pas mon premier choix mais OK. J’ai grimpé sur lui et c’est comme si… je ne l’avais pas trouvé. Quand je l’ai touché, j’étais horrifiée. « C’est dur ? » j’ai demandé, « Ouais », il a répondu. « Attends – tu as un préservatif ? » j’ai demandé. Sa réponse : « Nan, ça va le faire tomber ». « C’est déjà tombé », j’ai dit, suivi par : « Ramène-moi à la maison ».
J’ai été : a) choquée qu’il ait été aussi petit (et flacide) et b) réellement déconcertée qu’il ait pu mettre une femme enceinte. Pour être honnête, c’est plus son manque d’intérêt pour le sexe protégé qui m’a incitée à rompre. »

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Nathalie Giraud Sexotherapeute
Nathalie Giraud Sexotherapeute

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